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De steun van Julos Beaucarne

Les naufragés de l’Alzheimer (de schipbreukelingen van de ziekete van Alzheimer)

Julos Beaucarne heeft zijn tederheid, zijn stem en zijn muziek geleend aan Baluchon Alzeimer. De tekst van Marie Gendron “Les Larmes de la mémoire” (Vergeten Tranen) werd door Julos Beaucarne op muziek gezet in het lied “Les naufragés de l’Alzheimer” (de schipbreukelingen van de ziekete van Alzheimer).

Om het lied te beluisteren, klik hier

Julos Beaucarne et Marie gendron
Julos Beaucarne en Marie Gendron in Brussel, 18 april 2007

Julos Beaucarne et Marie gendron
Marie Gendron en Julos Beaucarne, Montréal, Hotel du Vieux Port, 13 mei 2003


J'aime ces gens étranges
Aux trous dans la mémoire
Des trous remplis de plaies
Présentes ou bien passées
Vérités toutes crues
Remontant en marée
Quand les masques ont fondu
Que la farce est jouée

L'inconscient se lézarde
La raison capitule
Des blessures tenaces
Font surface et bousculent
L'hier est aujourd'hui
Le présent n'est qu'instant
De vieilles photos parlent
Révélateurs puissants

J'aime ces gens étranges
Leur raison déraisonne
Ils sont les dissidents
Des logiques des hommes
Leur cœur ne souffre pas
L'événement leur échappe
Ils captent les émois
L'essentiel sans flafla…

J'aime ces gens étranges
Qui repèrent la fausseté
Des gestes et des paroles
Réclament l'amour vrai
Fonctionnent à la tendresse
Négligent tout le reste
Ils sont vérité nue
Ils aiment ou ils détestent

J'aime ces gens étranges
À la mémoire trouée
Qui changent des bribes
De leurs vies effacées
Voyageurs sans papier
Sans qualifications
Ils sont ce que nous sommes
Et nous leur ressemblons

J'aime ces gens étranges
Qui me montrent du doigt
Les immenses trous noirs
Que j'ai au fond de moi
Ils sont le grand miroir
De mes désirs enfouis
De ma débridence tue
Et de ma fantaisie

J'aime ces gens étranges
Qui ont le mal d'enfance
Comme le mal d'un pays
Qu'ils chercheraient en silence
Derrière l'apparence
De leur mémoire perdue
Leur peau parle une langue
Que nous n'entendons plus

J'aime ces gens étranges
Aux trous dans la mémoire
Des trous remplis de plaies
Présentes ou bien passées
Vérités toutes crues
Remontant en marée
Quand les masques ont fondu
Que la farce est jouée